Un cahier des charges de site internet est le document qui transforme une idée de projet en besoins compréhensibles, comparables et vérifiables. Il décrit pourquoi le site doit être créé ou refondu, pour qui, avec quelles pages et fonctionnalités, dans quelles contraintes, avec quel budget, quel calendrier et quels critères de validation. Il sert ensuite de référence au client comme au prestataire.
Le bon cahier des charges n’a pas besoin d’être très long. Il doit surtout réduire les zones d’interprétation. France Num le présente comme un cadre permettant de formaliser objectifs, besoins techniques, esthétiques et fonctionnels avant la création ou la refonte d’un site.
Les 10 informations à faire apparaître au minimum
- Contexte de l’entreprise et état de l’existant
- Objectifs du projet et indicateurs de réussite
- Cibles et parcours utilisateurs prioritaires
- Périmètre, arborescence et volumétrie des contenus
- Fonctionnalités et intégrations attendues
- Identité visuelle, UX et responsive
- Contraintes techniques, sécurité et niveau d’autonomie
- SEO, analytics, données personnelles et cookies
- Budget, planning, responsabilités et livrables
- Critères de recette, maintenance et évolutions futures
Si votre projet est déjà suffisamment défini, cette trame peut aussi vous aider à préparer une demande de création de site internet à Toulouse ou à comparer plusieurs propositions sur une base identique.
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Ă€ quoi sert un cahier des charges pour un site internet ?
Son rôle principal est d’aligner les personnes qui décident, celles qui produisent le contenu et le prestataire qui conçoit le site. Un projet web laisse sinon beaucoup de place à l’interprétation : “site moderne”, “formulaire simple”, “bon référencement” ou “site rapide” peuvent correspondre à des niveaux de prestation très différents. Le cahier des charges remplace ces formulations vagues par des attentes explicites et, lorsque c’est possible, mesurables.
Il facilite également la comparaison des devis. Lorsque chaque agence ou freelance chiffre un périmètre différent, comparer uniquement les prix n’a pas beaucoup de sens. En transmettant le même document, vous pouvez mieux analyser ce qui est inclus, les hypothèses retenues, les délais, les responsabilités et les exclusions.
Cahier des charges, brief et spécifications : quelle différence ?
Document | But | Niveau de détail | Quand l’utiliser |
Brief | Exprimer l’idée, le contexte et les grandes attentes | Court | Premier échange ou prise de contact |
Cahier des charges | Définir le besoin, le périmètre, les contraintes et les livrables | Intermédiaire à détaillé | Consultation, devis et pilotage du projet |
Spécifications fonctionnelles / techniques | Décrire précisément le comportement et l’implémentation d’une fonctionnalité | Très détaillé | Projets complexes, développement sur mesure, intégrations métiers |
Qui doit rédiger le cahier des charges ?
Le commanditaire doit rester propriétaire du besoin, car il connaît l’entreprise, ses priorités et ses utilisateurs. Il n’est en revanche pas obligé de rédiger seul les parties techniques. Une agence ou un consultant peut challenger le périmètre, formaliser des besoins complexes, proposer une architecture ou transformer les attentes en critères plus faciles à chiffrer.
La bonne méthode consiste souvent à co-construire le document : l’entreprise apporte le contexte, les objectifs, les contraintes internes et les priorités ; le prestataire aide à traduire ces éléments en solution web. Si vous ne savez pas encore quel CMS choisir, inutile de forcer une réponse trop tôt : décrivez plutôt le niveau d’autonomie attendu, les intégrations, les volumes et les contraintes.
Présenter l’entreprise, l’existant et les objectifs du projet
Décrire le contexte sans écrire une plaquette commerciale
Le prestataire n’a pas besoin de dix pages d’histoire de l’entreprise. Il a besoin des éléments qui influencent le site : activité, produits ou services, marché, zone géographique, modèle B2B/B2C, saisonnalité, concurrence, organisation commerciale, contraintes réglementaires éventuelles et rôle du digital dans l’acquisition.
Pour une refonte, ajoutez un état des lieux du site actuel : URL, CMS, hébergeur, accès disponibles, volume de pages ou de produits, langues, fonctionnalités existantes, contenus à conserver, trafic organique, conversions, problèmes connus et dette technique. Ces informations évitent de découvrir en cours de projet qu’une partie du travail de migration n’avait jamais été chiffrée.
Transformer les attentes en objectifs mesurables
“Avoir un site plus moderne” est une préférence. “Augmenter les demandes de devis qualifiées” est un objectif. Le cahier des charges doit préciser ce que le site doit permettre d’obtenir, puis les indicateurs qui aideront à vérifier si le projet va dans la bonne direction.
Attente vague | Objectif mieux formulé | Indicateur possible |
Améliorer le site | Faciliter la prise de contact depuis mobile | Taux de clic sur téléphone / formulaires envoyés |
Être plus visible | Développer la visibilité organique sur les services prioritaires | Impressions, clics SEO et positions dans Search Console |
Vendre en ligne | Permettre l’achat et simplifier le tunnel de commande | Taux de conversion, panier moyen, abandon du tunnel |
Présenter nos réalisations | Rassurer avant une demande de devis | Consultation du portfolio avant conversion |
Définir le périmètre et les priorités de la V1
Un cahier des charges n’est pas une liste de souhaits sans hiérarchie. Classez les besoins en trois niveaux : indispensable au lancement, souhaitable si le budget et le délai le permettent, et évolution prévue après la V1. Cette hiérarchisation aide le prestataire à proposer des arbitrages sans dénaturer l’objectif du projet.
Définir les cibles et les parcours utilisateurs
Le site n’est pas conçu pour “tout le monde”. Listez les publics réellement prioritaires et ce qu’ils cherchent à accomplir : demander un devis, acheter, réserver, comparer une offre, télécharger un document, trouver une adresse, contacter un commercial ou postuler. Le niveau de détail doit rester utile : quelques cibles bien décrites valent mieux que dix personas fictifs.
Cible | Besoin principal | Preuve attendue | Parcours prioritaire |
Prospect PME | Comprendre l’offre et obtenir une estimation | Références, méthode, expertise | Service > Réalisation > Devis |
Client existant | Retrouver une information ou un document | Accès simple et sécurisé | Connexion > Espace client > Document |
Candidat | Comprendre l’entreprise et les postes | Culture, équipe, missions | À propos > Carrières > Candidature |
Pour chaque cible, indiquez aussi l’action principale attendue. Cette information influence directement l’arborescence, le contenu des pages, les appels à l’action, les formulaires et le tracking.
Arborescence, contenus et fonctionnalités : décrire ce que le site doit faire
Construire une arborescence exploitable
L’arborescence est la liste hiérarchisée des pages du futur site. Elle donne une première estimation du volume de production et permet de vérifier que chaque besoin utilisateur dispose d’un chemin clair. Pour une PME de services, elle peut commencer par Accueil, Services, pages détaillées par offre, Réalisations, À propos, Actualités et Contact. Pour un e-commerce, il faut ajouter catégories, fiches produits, panier, compte, livraison, paiement et pages d’aide.
Ne pensez pas uniquement au menu visible. Le cahier des charges doit aussi intégrer les pages nécessaires au SEO, aux campagnes, aux obligations légales et aux parcours de conversion. Pour découvrir comment Yoracl structure ses propres pages orientées visibilité, vous pouvez consulter nos réalisations et les différents types de sites développés.
Attribuer la production des contenus
Pour chaque page ou type de contenu, précisez qui fournit les textes, photos, vidéos, logos, fiches produits, documents PDF et traductions. Ajoutez le format attendu et la date de remise. Une création de site peut être techniquement terminée et rester bloquée plusieurs semaines parce que les contenus n’ont pas été préparés.
Si la rédaction est confiée au prestataire, indiquez si elle doit intégrer une recherche de mots-clés, un travail éditorial SEO, des interviews métiers, une validation juridique ou une traduction professionnelle. Cette différence peut modifier sensiblement le périmètre du devis.
Décrire les fonctionnalités par besoin utilisateur
Évitez une liste de modules sans contexte. Décrivez ce que l’utilisateur doit pouvoir faire, quelles données sont nécessaires et ce qui doit se passer après l’action. Une phrase de type user story suffit souvent : “En tant que prospect, je veux choisir mon type de besoin dans le formulaire afin que ma demande soit envoyée au bon interlocuteur.”
- Formulaires : champs, logique conditionnelle, pièces jointes, destinataires, messages de confirmation, anti-spam et stockage éventuel.
- Prise de rendez-vous : outil existant ou intégré, disponibilités, notifications et synchronisation agenda.
- E-commerce : catalogue, variantes, taxes, moyens de paiement, livraison, codes promotionnels, factures, retours et comptes clients.
- Espace privé : rôles utilisateurs, création de comptes, droits d’accès, documents disponibles et réinitialisation du mot de passe.
- Intégrations : CRM, ERP, newsletter, paiement, réservation, logiciel métier, API ou flux de données.
- Multilingue : langues, méthode de traduction, hreflang, contenus distincts et workflow de validation.
Préciser l’identité visuelle et les contraintes UX
Joignez les éléments existants : logo vectoriel, charte graphique, couleurs, typographies, iconographie, photos de marque et règles d’usage. Si l’identité doit évoluer, indiquez clairement si la création ou la refonte de la charte fait partie du projet web.
Les références visuelles sont utiles à condition d’expliquer pourquoi vous les aimez. “Nous aimons ce site” est ambigu ; “nous aimons la navigation courte, les grands espaces et la mise en avant des preuves clients” est exploitable. Faites également remonter les contraintes d’accessibilité, les usages mobiles dominants, les environnements particuliers et les composants indispensables.
Le responsive ne doit pas être traité comme une option. Le cahier des charges peut définir les priorités d’usage sur mobile, tablette et desktop, puis demander des tests sur les navigateurs et tailles d’écran réellement importants pour la cible.
Intégrer les exigences techniques, SEO, analytics et RGPD
Technique et performance
Le cahier des charges doit décrire les contraintes techniques connues sans transformer le client en architecte logiciel. Si un CMS est imposé, précisez pourquoi : compétences internes, écosystème existant, connecteurs, politique IT ou besoin d’autonomie. Sinon, demandez au prestataire de recommander la solution et de justifier sa réponse.
- Hébergement, nom de domaine, environnements de préproduction et production.
- HTTPS, sauvegardes, mises à jour, gestion des accès et procédure de restauration.
- Niveau d’autonomie attendu dans le back-office : modifier une page, ajouter une actualité, créer un produit, gérer un menu, etc.
- Compatibilité navigateurs et appareils prioritaires.
- Objectifs de performance mesurables plutôt qu’une formule vague comme “site rapide”.
À titre de référence, les Core Web Vitals qualifient une bonne expérience avec un LCP ≤ 2,5 s, un INP ≤ 200 ms et un CLS ≤ 0,1 au 75e percentile des chargements. Voir les seuils Web Vitals. Ces valeurs peuvent être intégrées comme objectif de performance, tout en tenant compte du contexte technique et du type de page.
SEO et migration
Le SEO doit être cadré avant la mise en ligne, pas ajouté après. Google recommande une structure claire, des contenus utiles et des éléments techniques permettant l’exploration, l’indexation et la compréhension des pages. Les Search Essentials de Google constituent une base officielle utile pour formuler ces exigences.
- Recherche de mots-clés et mapping des pages prioritaires si la mission SEO est incluse.
- URLs descriptives, titres, H1/H2, meta descriptions, maillage interne et données structurées pertinentes.
- Sitemap XML, robots.txt, canonical, gestion des pages indexables et contrĂ´le dans Google Search Console.
- Optimisation des images, performance et qualité mobile.
- En cas de refonte : inventaire des URLs existantes, conservation des pages utiles, plan de redirections 301 et contrôle après migration.
Si la visibilité organique est un enjeu important, précisez si le prestataire doit uniquement livrer un socle technique propre ou également prendre en charge la stratégie, les contenus et le suivi. Ces niveaux de prestation sont très différents. Pour approfondir ce sujet, consultez notre page dédiée au référencement naturel à Toulouse.
Mesure, propriété des comptes et RGPD
Définissez les actions que vous souhaitez mesurer : envoi de formulaire, clic sur téléphone, prise de rendez-vous, achat, inscription, téléchargement ou demande de devis. Le cahier des charges peut prévoir la configuration de Google Analytics, Google Tag Manager et Google Search Console, mais aussi préciser qui sera propriétaire des comptes et qui conservera les accès administrateur après la livraison.
La collecte de données doit être pensée avec la conformité. La CNIL rappelle que les cookies et autres traceurs soumis au consentement ne doivent pas être déposés ou lus avant l’accord de l’utilisateur, sauf exemption applicable. Consulter les règles CNIL sur les cookies. Pour les formulaires, prévoyez également l’information des personnes, la finalité de la collecte, les destinataires, la durée de conservation et un principe de minimisation des données demandées.
Cadrer le budget, le planning, les livrables et la recette
Faut-il indiquer son budget ?
Oui, il est généralement utile de communiquer au moins une fourchette. Le budget permet au prestataire de dimensionner la solution et de proposer des arbitrages réalistes. Sans repère, une agence peut partir sur une approche très personnalisée alors que l’entreprise attendait une solution plus standard, ou l’inverse.
Indiquez ce que l’enveloppe doit couvrir : stratégie, UX, design, développement, rédaction, SEO, intégrations, licences, hébergement, maintenance et accompagnement après lancement. Si votre projet est encore en phase d’estimation, notre guide sur le prix d’un site vitrine en 2026 peut vous aider à identifier les principaux postes de coût.
Définir les responsabilités et validations
Un planning web dépend autant de la production que des retours client. Le cahier des charges doit donc préciser la date de lancement souhaitée, les jalons, les personnes qui valident, les éléments que l’entreprise doit fournir et les délais de réponse prévus.
- Cadrage et validation de l’arborescence.
- Wireframes ou maquettes UX si prévus.
- Direction artistique et maquettes finales.
- Développement et intégration des contenus.
- Recette fonctionnelle, SEO, tracking et conformité.
- Corrections, validation finale et mise en ligne.
- Formation, documentation, maintenance et suivi post-lancement.
Pour anticiper les dépendances et les temps de validation, vous pouvez également consulter notre article sur le délai nécessaire pour créer un site internet.
Écrire des critères de recette vérifiables
La recette définit ce qui doit être vérifié avant d’accepter la livraison. C’est l’un des points les plus souvent oubliés dans les cahiers des charges génériques. Au lieu d’écrire “le site devra fonctionner correctement”, listez des critères observables.
Zone | Critère de recette | Exemple de preuve |
Responsive | Pages clés utilisables sur mobile, tablette et desktop | Test sur appareils / tailles d’écran définis |
Formulaires | Envoi, validation, anti-spam, destinataire et confirmation fonctionnent | Scénarios de test validés |
SEO | Balises, canonicals, sitemap, robots et redirections conformes au plan | Crawl de recette + Search Console après mise en ligne |
Tracking | Événements prioritaires remontent dans l’outil de mesure | Tests dans Tag Assistant / DebugView |
RGPD | Bandeau et déclenchement des traceurs respectent la configuration prévue | Test avant/après consentement |
Performance | Pages représentatives atteignent l’objectif défini dans le contexte convenu | Rapport PageSpeed / données terrain quand disponibles |
Accès | Le client possède les accès administrateur nécessaires | Liste d’accès transmise et testée |
Télécharger notre modèle de cahier des charges pour site internet
Pour vous aider à cadrer votre projet plus facilement, nous avons préparé un modèle de cahier des charges pour site internet prêt à compléter. Ce document Word vous permet de structurer vos besoins avant de consulter une agence web, un freelance ou un autre prestataire.
Le modèle reprend les principales informations nécessaires pour préparer la création ou la refonte d’un site internet : objectifs, cibles, arborescence, fonctionnalités, design, contraintes techniques, SEO, budget, planning et critères de validation.
Que contient ce modèle de cahier des charges ?
Le document est organisé en 10 grandes parties afin de vous guider progressivement dans la définition de votre projet.
- Présentation du projet
Entreprise, activité, interlocuteurs, type de projet et résumé du besoin. - Situation actuelle
Site existant, CMS, hébergement, contenus à conserver et éventuelles problématiques à résoudre. - Objectifs et indicateurs de réussite
Objectifs business, actions attendues des visiteurs et KPI permettant de mesurer les résultats. - Cibles et parcours utilisateurs
Profils prioritaires, besoins, freins et principaux parcours à prévoir sur le futur site. - Arborescence et contenus
Pages à créer, volume de contenus, responsabilités éditoriales et éléments à reprendre ou migrer. - Fonctionnalités et intégrations
Fonctionnalités indispensables pour la V1, évolutions futures et connexions éventuelles avec un CRM, ERP, système de paiement, outil de réservation ou API. - Design et expérience utilisateur
Charte graphique, inspirations, responsive design, accessibilité et principales contraintes UX. - Technique, SEO, analytics et RGPD
CMS, hébergement, sécurité, référencement naturel, migration SEO, outils de mesure, cookies et protection des données. - Budget, planning et livrables
Budget disponible, date de lancement, étapes de validation, livrables attendus et maintenance après la mise en ligne. - Recette et sélection du prestataire
Critères de validation du site, période de correction et éléments permettant de comparer plusieurs propositions.
Pourquoi utiliser un modèle avant de demander un devis ?
Préparer ces informations en amont permet au prestataire de mieux comprendre le périmètre du projet et de produire un devis plus précis. Vous pourrez également comparer plusieurs propositions à partir des mêmes besoins plutôt que de recevoir des offres construites sur des hypothèses différentes.
Le modèle n’a pas vocation à figer votre projet dès le départ. Certaines parties peuvent rester ouvertes et être précisées avec le professionnel qui vous accompagnera.
Vous avez commencé votre cahier des charges mais certains choix restent à définir ? Yoracl Agency peut vous accompagner pour transformer vos besoins en un périmètre web clair avant le lancement du projet.
Checklist avant d’envoyer votre cahier des charges
[ ] L’objectif principal du site tient en une phrase claire.
[ ] Les cibles prioritaires et leurs actions attendues sont identifiées.
[ ] L’arborescence ou au minimum la liste des pages est fournie.
[ ] Les contenus à créer, reprendre ou migrer sont identifiés avec un responsable.
[ ] Les fonctionnalités sont décrites par besoin et classées par priorité.
[ ] Les intégrations avec des outils tiers sont listées.
[ ] Les exigences SEO, analytics, RGPD, performance et sécurité sont explicites.
[ ] Une fourchette budgétaire et une date cible sont communiquées.
[ ] Les personnes qui valident et les délais de retour sont connus.
[ ] Les livrables, critères de recette, maintenance et accès finaux sont précisés.
Les erreurs fréquentes à éviter
Imposer une solution avant d’avoir défini le besoin. Choisir “WordPress absolument” ou une technologie précise sans raison peut fermer des options pertinentes. Décrivez d’abord les contraintes et le niveau d’autonomie attendu.
Confondre objectifs et goûts personnels. Un site peut être visuellement apprécié et rester inefficace. Les références graphiques doivent servir un objectif et une cible.
Oublier la production de contenu. Textes, images, produits et traductions sont de vrais lots de travail. Leur propriétaire et leur calendrier doivent être définis.
Tout mettre en priorité haute. Une V1 surchargée augmente le coût, le délai et les risques. Hiérarchisez les fonctionnalités et préparez une roadmap.
Ne pas parler de budget. Un ordre de grandeur évite des propositions hors périmètre et facilite les arbitrages.
Oublier le SEO dans une refonte. Sans inventaire des URLs et plan de redirections, une migration peut dégrader la visibilité existante.
Ne pas prévoir la recette et l’après-lancement. Accès, formation, maintenance, corrections, sauvegardes et suivi doivent être clarifiés avant la mise en ligne.
Une fois le cahier des charges stabilisé, le prochain choix consiste souvent à sélectionner le bon mode d’accompagnement. Notre comparatif agence web ou freelance détaille les différences de pilotage, disponibilité et expertises selon le type de projet.
Conclusion
Un bon cahier des charges ne cherche pas à tout prévoir : il rend visibles les décisions qui comptent. Objectifs, cibles, pages, fonctionnalités, responsabilités, contraintes, budget, planning et recette doivent permettre à un prestataire de comprendre le projet sans inventer le périmètre à votre place. C’est ce niveau de clarté qui rend les devis plus comparables et le pilotage plus simple.
Si vous souhaitez partir de cette trame mais être accompagné pour transformer votre besoin en périmètre web concret, vous pouvez présenter votre projet à Yoracl Agency. L’objectif du premier échange est d’identifier ce qui doit réellement entrer dans le projet avant de parler solution.
FAQ : Cahier des charges site internet
Quelle longueur doit faire un cahier des charges de site internet ?
Il n’existe pas de longueur obligatoire. Pour un site vitrine simple, quelques pages bien structurées peuvent suffire. Un e-commerce, une refonte importante ou une plateforme sur mesure demandera davantage de détails. La bonne longueur est celle qui permet de comprendre et chiffrer le périmètre sans ambiguïté.
Faut-il indiquer son budget dans le cahier des charges ?
Oui, au minimum sous forme de fourchette. Le budget aide le prestataire à choisir le niveau de personnalisation, à prioriser les fonctionnalités et à éviter une proposition qui ne correspond pas à vos moyens.
Qui rédige le cahier des charges ?
L’entreprise qui porte le projet doit définir le besoin et les priorités. Elle peut se faire accompagner par une agence, un consultant ou un chef de projet pour formaliser les parties UX, techniques, SEO ou fonctionnelles.
Peut-on créer un site sans cahier des charges ?
Oui pour un très petit projet, mais il faut tout de même un minimum de cadrage écrit. Dès qu’il existe plusieurs pages, fonctionnalités, contributeurs ou contraintes, un cahier des charges réduit les malentendus et facilite le devis.
Quelle différence entre un brief et un cahier des charges ?
Le brief présente surtout le contexte, l’idée et les grandes attentes. Le cahier des charges va plus loin : il formalise le périmètre, les pages, fonctionnalités, contraintes, livrables, budget, planning et critères de validation.
Quel format utiliser pour un cahier des charges ?
Word, Google Docs, Notion ou PDF conviennent. Le plus important est que le document soit lisible, versionné et facile à commenter. Pour une consultation, un PDF final peut être envoyé aux prestataires avec les mêmes annexes.
Que faut-il ajouter pour une refonte ?
Ajoutez un audit de l’existant : CMS, hébergement, trafic, conversions, contenus à conserver, inventaire des URLs, backlinks ou pages stratégiques, intégrations, comptes et accès. Le plan de migration et les redirections 301 sont particulièrement importants si le site bénéficie déjà d’un référencement.
Sources officielles utilisées
- WordPress Developer : Une sauvegarde complète nécessite les fichiers et la base de données.
- WordPress Developer : Principes généraux de migration WordPress.
- Google Search Central : Utiliser des redirections permanentes pour les URLs déplacées.
- Google Search Central : Méthode de migration avec changements d’URL.
- Google Search Central : Noindex et limites du robots.txt.
- Google Search Central : Sitemap et soumission dans Search Console.
- Google Search Central : Définition et intérêt des Core Web Vitals.
- CNIL : Consentement préalable pour les traceurs non exemptés.